vendredi 16 juillet 2010

Ce que l'instruction en famille est ou n'est pas...

Le fait de passer un petit peu partout dans la famille, nous donne l'occasion de voir ce que nos proches pensent de l'instruction au foyer et de voir les fausses idées véhiculées...
Tout d'abord, l'instruction en famille n'est pas de l'école à la maison. Si c'est pour faire pareil autant y laisser l'enfant cela coutera moins cher et demandera moins d'investissement personnel.
Ensuite je ne suis pas l'institutrice de mes enfants, je ne suis pas assise derrière un bureau ou au tableau... Je suis là pour les aider, pour trouver de nouveaux supports, pour les guider... ce sont eux qui font le travail, qui cherchent, calculent, réfléchissent, apprennent...
L'instruction en famille, c'est enseigner ses enfants à la maison en laissant une porte ouverte sur le monde ; c'est donner l'envie d'apprendre en allant aussi loin que l'enfant le voudra, et savoir prendre son temps pour que les notions soient acquises avant de passer à d'autres, c'est tenir compte des difficultés physiques ou mentales et pouvoir adapter la pédagogie, c'est pouvoir alléger un emploi du temps quand il y en a besoin et pouvoir accélérer selon la motivation de l'enfant...
De manière personnelle, l'enseignement en famille, c'est montrer que l'on peut retrouver le goût et la joie d'apprendre, d'explorer de manière ludique les matières qui  le sont rarement (maths, sciences, français), c'est pouvoir offrir une multiplicité de supports, c'est profiter d'une sortie, d'une promenade pour enseigner, c'est surtout ne pas cloisonner le savoir en tranches d'âge mais suivre l'élan de l'enfant.
La méthode Charlotte Mason que j'ai choisi pour enseigner mes enfants me permet de les amener beaucoup plus loin que ne le ferait l'éducation nationale... mais cela ne peut se faire qu'au foyer "l'éducation est une atmosphère, une discipline, une vie" (Charlotte Mason).
Je ne peux parler que de Clément avec qui j'ai assez de recul pour pouvoir faire un bilan... il lit plus de livres, qui sont de  grande littérature et il a même acquis le plaisir de lire (ce qui venant de lui est un exploit!) il a encore un peu de mal en français mais cela vient beaucoup de sa dyslexie (et dans ce cas là, on voit l'intérêt d'aller au rythme de l'enfant), il a de l'avance en mathématiques, il prend plaisir à travailler sur les livres qu'il aime, et s'est découvert une passion pour l'histoire de France... à la rentrée nous testerons le nouvel emploi du temps, j'ai hâte de voir ce que cela va donner.

6 commentaires:

  1. Les priorités des uns n'est pas celle des autres, pour la vision de la vie, de l'épanouissement des enfants c'est pareil. Merci pour ton texte Muriel :)

    RépondreSupprimer
  2. Tout à fait d'accord avec toi ! :)

    RépondreSupprimer
  3. merci pour ce message, moi aussi tout a fait d'accord avec toi....
    nadine

    RépondreSupprimer
  4. Merci à toutes les trois :)
    J'ai souvent l'impression de me heurter à un mur.. certaines personnes ont vraiment l'impression qu'en ne mettant pas (ou en enlevant) notre enfant de l'école, on met en péril son avenir....
    Je soutiens, qu'au contraire, on l'aide à le construire!

    RépondreSupprimer
  5. Très vrai, je partage ta vision des choses :)

    RépondreSupprimer